Essaimage

Il est préconisé d’obtenir des essaims par division traditionnelle. Il convient de suivre la dynamique naturelle de la colonie sur la base de reproduction et régénération naturelles avec possibilité d’anticiper (pour faciliter la récupération et éviter la perte possible d’essaims) et d’amplifier afin d’assurer le taux de remplacement des reines (un coefficient multiplicateur de 2 à 3 est suffisant). Il est également important de ne pas gérer l’ensemble des essaimages. Il est bon pour le fonctionnement de la population d’abeilles que des essaims partent pour constituer des essaims naturels. En effet, ces essaims d’abeilles noires occuperont des niches naturelles que d’autres essaims, pouvant venir de l’extérieur du conservatoire, n’occuperont pas. Ils contribueront également à créer un réservoir de mâles pour les fécondations

Surnourissement

Il faut éviter :

  • le nourrissement stimulatif, qui peut perturber la dynamique de la colonie

  • le maintien artificiel par nourrissement de certaines colonies mal adaptées à leur environnement.

 

Les petits essaims peuvent éventuellement être alimentés jusqu'à atteindre la capacité de croissance autonome en saison ou bien la capacité de survie hivernale en automne. Le nourrissement, s'il a lieu, ne doit servir que de complément hivernal, en cas de conditions climatiques extrêmes non prévues par l'apiculteur lors du prélèvement de miel.

Pas d'achat de reines

L'élevage de reines et l’insémination artificielle sont à proscrire dans la zone cœur. La division des souches doit être réalisée en suivant la dynamique naturelle de la colonie (récupération de l’essaim avant essaimage et après élevage royal enclenché). Le greffage doit servir en priorité à promouvoir l’abeille noire et permettre de répondre à une demande extérieure.

La sélection

Aucune sélection artificielle en vue de donner un avantage reproductif ne doit être réalisée au sein des colonies présentes dans la zone cœur. La sélection est en revanche tolérée dans la zone tampon qui va de trois à sept kilomètres de rayon. 

Pas de récolte précoce ou tardive 

Les récoltes tardives sont à proscrire car elles empêchent les abeilles de constituer leurs réserves à temps pour l'hiver.

Les récoltes précoces ne permettent pas de produire un miel optimal. Le miel précoce n'a pas atteint naturellement le taux d'humidité permettant sa conservation et ne contient pas tous les enzymes qui lui donnent sa complète valeur diététique (antioxydants). Qu'il soit extrait au printemps ou en été, le miel doit être aussi operculé que possible.

Pipeage/clipage (couper une aile)

La pratique du pipeage ou clipage n’est pas autorisée par la FEdCAN

Vers une apiculture préservant l'abeille noire

Malgré les difficultés rencontrées par tous les apiculteurs, il est urgent de favoriser dès que possible des pratiques respectueuses des abeilles locales. L’expérience accumulée par les Conservatoires de la FEdCAN a permis l’établissement d'une charte des bonnes pratiques qui peut servir à tous ceux qui souhaitent sauvegarder Apis mellifera mellifera.

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Photos ©Thierry Vezon