Nous pouvons sauver notre abeille locale en :

  • revalorisant les qualités de l’abeille noire

auprès du grand public, des pouvoirs publics et des apiculteurs.

  • créant des conservatoires d’abeilles noires

comme il en existe une quarantaine en Europe, une zone définie au sein de laquelle les colonies d’abeilles sont préservées dans le respect de l’espèce : absence de transhumance (les ruches ne sont pas déplacées), de surnourrissement (les abeilles ne sont nourries avec des sirops sucrés uniquement en cas de besoin et à hauteur de ce qui est prélevé uniquement), et d’importations d’abeilles non locales.

  • protégeant juridiquement le travail des conservatoires

en produisant à destination des pouvoirs publics des études juridiques sur les voies possibles de la protection de cette abeille en France Un premier rapport sur l'état de l'art de la protection de l'abeille noire en Europe commandé par Pollinis fait l'objet de conférences et sera présenté aux Ministères concernés avant fin 2016.

  • encourageant l'élevage de reines

et la production locale d’essaims auprès des professionnels.

 

  • repensant les dogmes en matière de rentabilité apicole

et en menant des études sur la rentabilité (plus-value par colonie) d'une apiculture à base d'abeilles noires comparée à une apiculture institutionnalisée à base d'autres abeilles.

 

  • favorisant des pratiques apicoles respectueuses

de sa nature indocile. Des apiculteurs très attachés à ses qualités d'animal sauvage souhaitent au contraire éviter toute sélection opérée pour les besoins d’une apiculture productiviste fondée sur des stratégies d'intensification des rendements.

  • accélérant la transition vers un modèle agricole

à l’échelle nationale et européenne, qui ne repose plus sur le tout-pesticide et les engrais chimiques mais favorise la biodiversité et la viabilité du métier d'agriculteur.

Comment protéger l'abeille noire ?

La disparition d'Apis mellifera mellifera n'est pas une fatalité. Les membres des Conservatoires ont identifié les pistes à suivre pour préserver ce patrimoine génétique irremplaçable.

> Intérêt patrimonial

Cette sous-espèce est la seule à avoir survécu aux grandes glaciations en Europe et à avoir pu recoloniser tous les espaces des Pyrénées à l’Oural. Présente en Europe de l'Ouest depuis un million d’années, l'abeille noire est donc parfaitement adaptée à nos climats et nos paysages. Il s’agit d’un patrimoine génétique irremplaçable, à préserver et à transmettre aux futures générations et à tous les acteurs de l'agriculture.

 

> Intérêt écologique

Les pollinisateurs ne sont pas interchangeables : ils ne vivent pas dans les mêmes milieux ni aux mêmes périodes de l'année et butinent des fleurs différentes en fonction de la longueur de leurs trompes. Plus adaptée au climat local, l’abeille noire va vraisemblablement assurer une pollinisation plus constante, régulière et variée que les sous-espèces importées.

 

> Intérêt économique

Plus résistante, d’une grande longévité, l'abeille noire demande moins d’entretien aux apiculteurs et sa production de miel est plus régulière. Elle est adaptée à une apiculture sédentaire pollinisant les milieux et les cultures 365 jours par an.

Pourquoi protéger l’abeille noire ?

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Photos ©Thierry Vezon